Historique
LE MUSIC-HALL DALGERIE
L'évolution de la société algérienne à la fin des années 20 fut lun des vecteurs essentiels du développement des arts et des traditions. Peu à peu, une jeune génération commença à traduire ses ambitions par la fréquentation des écoles européennes, des cercles comme le " cercle du jeune algérien " ou le " cercle franco-musulman ". Aidés par certains mouvements intellectuels algériens qui demandaient le droit à l'émancipation, les musiciens se sont initiés aux méthodes musicales universelles.
Grâce à leur héritage arabo-andalou, ils se sont intégrés à des formations music-hall, très répandues à l'époque. Ils sont parvenus à créer un music-hall algérien à part entière en puisant dans les modes andalous et en interprétant des textes en arabe.
Cheikh El Hasnaoui, Mohamed El Kamel furent les précurseurs dans ce domaine ; Mohamed Guerbouchen, musicien émérite, contribua lui aussi en donnant un aspect plus scientifique à la rythmique. Issu lui-même de l'Ecole de Vienne, il composera pour Salim Halali beaucoup de mélodies qui connurent un succès éclatant. La fin des années 50 verra l'émergence d'un grand compositeur, Missoum Amraoui, qui donnera un " grand coup " à ce genre musical. De même, Mohamed Lamari reste lun des exemples de ce music-hall algérien bien affirmé et mûr dans sa composition.
Brassage de modes et dinfluences, ce mouvement trouva sa consécration dans la création d'un véritable genre musical à part entière : le music-hall algérien.
Nasr-Eddine Beghdadi, Directeur de production à la Radio Algérienne
*Nasr-Eddine Beghdadi est aussi musicologue et il a été l'un des élèves et ami de Reinette "L'Oranaise".
Il participe aussi à l'élaboration du projet et à la direction musicale de l'Orchestre à Cordes de la Radio Algérienne.
Par Nasr-Eddine Beghdadi
